À Lusaka, lors de la 2ᵉ réunion de coordination sur le Corridor de Lobito, la RDC, emmenée par le ministre d’État au Plan Guylain Nyembo, a hausser le ton. Face à l’Angola, la Zambie, la Banque mondiale et la BAD, Kinshasa réclame le passage immédiat des promesses aux actes.
Désenclaver et industrialiser sur place. Pour la RDC, ce projet dépasse la simple logistique minière. Reliant le Katanga au port angolais de Lobito, l’enjeu est de réduire les coûts et délais d’exportation du cuivre et du cobalt, tout en rompant avec le modèle d’exportation de matières brutes sans valeur ajoutée.
Un plaidoyer pour la transformation locale
En exigeant le développement de zones industrielles, de l’agro-industrie et du tourisme le long du tracé ferroviaire, Kinshasa veut transformer ce corridor en moteur d’intégration pour la ZLECAF. L’accord RDC-Zambie sur les postes frontaliers à arrêt unique constitue le premier levier concret de cette accélération.
En réponse, la Banque mondiale a confirmé l’accélération du financement de la ligne ferroviaire Dilolo-Sakanya. Pour Kinshasa, la réussite de ce programme ne se mesurera pas au volume de minerais exportés, mais à sa capacité à créer des emplois et de la richesse locale.

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