Sur les marchés mondiaux, le premier semestre 2026 dessine une trajectoire à double vitesse pour les denrées agricoles. Le riz, le blé et le maïs tressent une dynamique contrastée, dictée par la loi implacable de l’offre et de la demande.Véritable locomotive, le riz subit une surchauffe spectaculaire. Porté par une demande vigoureuse face à des vannes d’approvisionnement grippées, son cours a bondi de 10,0 % en une seule semaine pour atteindre 296,4 USD la tonne. Cette fièvre s’inscrit dans la durée : depuis fin 2025, le prix du riz s’est envolé de 35,2 %. Seule note de répit, le glissement annuel affiche un léger repli de 0,6 %, témoignant de la violence du rattrapage récent.
À l’inverse, le maïs traverse une phase de décompression. Écrasé sous le poids d’une production excédentaire et de stocks particulièrement confortables, son prix bat en retraite à 152,3 USD la tonne, reculant de 0,8 % sur la semaine. La tendance lourde confirme ce refroidissement : le cours du maïs a chuté de 6,1 % par rapport à fin 2025, et de 6,7 % en glissement annuel.
Entre ces deux extrêmes, le blé navigue à vue. S’il s’accorde une légère pause hebdomadaire en fléchissant de 1,1 % à 220,2 USD la tonne grâce à des récoltes généreuses, sa courbe globale reste solidement orientée à la hausse.
Comparé à fin 2025, le blé a crû de 18,3 %, une surchauffe confirmée par une progression de 12,2 % sur une année.En somme, l’année 2026 expose une fracture nette : l’abondance physique des stocks offre de l’oxygène au maïs et au blé, tandis que la pénurie structurelle continue d’asphyxier le marché du riz.



