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Projet PANA : De Kibangula et Lubarika vers Zalubezya et Runingu, le Comité de pilotage valide la relocalisation des sites de l’INERA

​Ce vendredi 2 octobre 2026, le Comité de pilotage du Projet d’Adaptation aux Changements Climatiques (PANA) s’est réuni en session extraordinaire sous la présidence de la Secrétaire Générale à l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, Pascaline Mbangu Kikumbi. L’objectif a été de lever les verrous logistiques pour semer les graines de la résilience agricole avant la clôture du projet.

​Face aux défis d’insécurité et d’inaccessibilité isolant certaines stations de recherche de l’INERA, le comité — réunissant le PNUD, l’unité de gestion, la METTELSAT et les services agricoles (SNV, SENASEM) — a validé la délocalisation stratégique de deux sites clés. Dans le Maniema, la station de Zalubezya (à 174 km de Kindu) remplace celle de Kibangula. Au Sud-Kivu, le site de Runingu, situé le long de la RN5, prend le relais de Lubarika. Le site du Nord-Kivu reste, quant à lui, inchangé.

Souplesse financière et rigueur décisionnelle

​Financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) via le Fonds PMA et mis en œuvre avec le PNUD pour préserver la sécurité alimentaire et l’eau face aux aléas climatiques, ce programme majeur — dont le volet semencier de l’INERA pèse de milliers USD — s’adapte aux réalités du terrain.

​Interrogée à l’issue des travaux, la Secrétaire Générale Pascaline Mbangu Kikumbi a rassuré sur la gouvernance de cette décision. ​« Le site choisi initialement présentait des accès particulièrement complexes et difficiles. Il était essentiel de tenir cette réunion extraordinaire pour valider le changement des sites de mise en œuvre… Ce changement n’implique aucune surcharge budgétaire. Une note explicative sera transmitted au Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) pour formaliser cette mise à jour », a-t-elle rassuré.

​Pour rendre cette décision effective, le comité a recommandé l’élaboration et la soumission rapides d’une note explicative accompagnée d’un plan d’actions opérationnel.

Dernier virage : 3 mois pour récolter l’impact

​Alors qu’il ne reste que trois mois d’exécution en cette année 2026, l’urgence est au déploiement des variétés agricoles tolérantes aux sécheresses et inondations. Pour le Coordonnateur du projet PANA, Junior N’lemvo Soli, ce réajustement enclenche la phase décisive. « Lors de nos réunions préparatoires à mi-parcours, ces contraintes géographiques constituaient le seul véritable blocage. Toutes les dispositions techniques et préparatoires sont déjà finalisées. Grâce aux décisions arrêtées aujourd’hui par le comité, les activités sur le terrain vont pouvoir s’accélérer immédiatement », a-t-il soutenu.

​En adaptant sa cartographie aux contraintes sécuritaires et routières, le ministère et ses partenaires réaffirment leur détermination à protéger les cultures paysannes et à renforcer la résilience des communautés rurales vulnérables.

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