L’enquête Target révèle un mur psychologique massif contre le dépistage du VIH/Sida. 66% des Congolais n’en ressentent pas le besoin ou s’estiment invulnérables. Ce chiffre, au-delà des 5% de manque de moyens financiers, souligne l’échec des stratégies de sensibilisation et l’urgence de briser cette confiance excessive pour inverser la tendance.

Le piège statistique de l’invulnérabilité
Les résultats de l’enquête menée par Target Sarl auprès de 1400 Congolais (collecte de données du 12 au 27 Novembre 2025) révèlent une réalité sociologique plus préoccupante que les freins logistiques : la résistance psychologique au dépistage du VIH/Sida. Près des deux tiers des répondants, soit un total accablant de 66 %, n’effectuent pas le test soit parce qu’ils « n’en ressentent pas le besoin » (38 %), soit par une conviction d’immunité : « Je ne peux pas être infecté/Confiance en soi » (28 %). Ce déni massif, loin de la réalité épidémiologique, constitue l’obstacle invisible, mais principal à la lutte contre la propagation du virus.
Les freins financiers marginalisés
Bien que la crise soit d’abord psychologique, l’étude met en perspective les autres freins : 8 % des Congolais avouent n’y avoir « jamais pensé », tandis que le manque de moyens financiers (5 %), la peur du résultat (3 %) et le manque de temps (3 %) jouent un rôle marginal en comparaison de l’invulnérabilité perçue. Les données de Target Sarl exigent une refonte des campagnes de santé publique, passant d’une approche d’accessibilité à une stratégie ciblée sur la remise en question de cette confiance exagérée.

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