Après trois semaines de paralysie, le grondement des moteurs remplace enfin le silence angoissant sur les routes du Kongo Central. Les chauffeurs des 1814 camions remorques en grève ont cédé, vendredi 13 juin, sous la pression conjointe du gouvernement central (incarné par le VPM Daniel Mukoko Samba), du gouvernement provincial de Kinshasa, de la Police nationale congolaise, de la FEC, et des syndicats de camionneurs. Cet accord, fruit d’intenses tractations, sonne-t-il le glas des turbulences économiques ?
L’immobilisation de ce colossal parc de véhicules à Lukala a eu des répercussions en cascade. Les chaînes d’approvisionnement ont été grippées, les prix des denrées ont flambé, et l’activité commerciale a tourné au ralenti. Si la reprise du trafic est une bouffée d’air frais, l’ardoise des pertes se révèle salée. Quel impact précis ce blocage a-t-il eu sur le PIB ? Les engagements pris par le gouvernement seront-ils suffisants pour éviter de futures crises ?
Le communiqué signé par Daniel Mukoko Samba promet une mise en œuvre rapide des décisions prises. Mais la méfiance demeure palpable. L’économie congolaise, déjà fragilisée, peut-elle se permettre d’autres arrêts brutaux ? La fin de cette grève n’est qu’une étape. Reste à savoir si elle marque un véritable tournant ou un simple répit avant la prochaine tempête.

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