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« Le sous-sol n’est plus un libre-service » : À la Cité de l’UA, Tshisekedi sonne la fin du pillage brut et érige la transformation locale en bouclier

Lors de sa conférence de presse ce mercredi 6 mai, le Président Félix Tshisekedi a gravé dans le marbre la nouvelle doctrine minière de la RDC. Entre souveraineté retrouvée et alliances stratégiques avec Washington, le Chef de l’État a sonné le glas d’un modèle extractif séculaire pour bâtir un rempart industriel au profit du peuple congolais.

​C’est un discours de rupture, aux accents de libération économique, qu’a livré Félix Tshisekedi depuis la Cité de l’Union Africaine. Face aux médias nationaux et internationaux, le Chef de l’État a réaffirmé que les ressources critiques — cobalt, coltan, lithium et cuivre — ne sont plus de simples marchandises, mais les nouveaux nerfs de la guerre géopolitique mondiale. « Ils ne sont pas de simples richesses enfouies… Ils sont des ressources stratégiques qui participent à façonner l’avenir du monde », a-t-il martelé, actant le passage de la RDC d’un statut de réservoir passif à celui d’acteur majeur du XXIe siècle.

Le pivot Washington : un choix de raison, non d’alignement

La déclaration présidentielle entielle a mis en lumière le partenariat renforcé avec les États-Unis. Félix Tshisekedi a dissipé toute ambiguïté sur la nature de ce rapprochement. « Ce n’est ni un alignement idéologique, ni une substitution de dépendance », a-t-il affirmé. Dans ce grand échiquier, la RDC joue désormais ses propres pions. Le mémorandum sécuritaire et les accords économiques signés avec Washington procèdent d’un calcul froid et souverain : échanger l’accès aux minerais critiques contre une sécurité renforcée et un transfert de technologie.

L’industrie locale, l’ultime rempart contre la pauvreté

Le point de bascule de cette conférence de presse réside dans la condamnation sans appel de l’exportation brute. Pour le Président, le temps où la valeur ajoutée s’évaporait aux frontières est révolu. « Nos minerais critiques ne peuvent plus être extraits chez nous, exportés à l’état brut, puis valorisés ailleurs pendant que nos populations demeurent dans la pauvreté. Ce modèle n’est plus acceptable », a-t-il tranché avec une fermeté chirurgicale.

Désormais, le ticket d’entrée au sous-sol congolais est indexé sur la création d’emplois et l’érection d’usines de transformation sur place. En érigeant cette exigence en véritable bouclier, Félix Tshisekedi transforme chaque tonne de cobalt en une promesse d’infrastructure, de transparence et de dignité pour la jeunesse congolaise. La RDC ne se ferme pas au monde, elle lui impose simplement son propre tarif, celui du respect et du partage de la prospérité.

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