Un vent d’espoir souffle sur l’Ituri. Réunis depuis lundi à Aru, les leaders des principales milices armées de la province, dont CODECO, FRPI, MAPI et FPIC, ont réaffirmé ce mercredi leur engagement pour la paix. Au cours de cette troisième journée du dialogue intergroupes armés, les discussions se sont concentrées sur les voies de sortie durable de la crise sécuritaire qui déstabilise la région depuis des années.
Malgré quelques failles, ces groupes, déjà signataires de l’accord de cessation des hostilités d’Aru 1, ont déclaré avoir respecté leurs engagements. Les milices Zaïre et Chini ya Tuna, bien qu’absentes, ont également rejoint le processus de paix via des accords unilatéraux, se traduisant par des désarmements volontaires de combattants.
Les participants ont exhorté le gouvernement à allouer des moyens substantiels au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), jugé essentiel pour éviter la reprise des armes. Ils ont également demandé un renforcement de la présence des FARDC pour la protection des civils et la neutralisation des groupes non engagés dans la paix, tels que certains Maï-Maï et les rebelles ADF.
Les leaders armés ont déploré les retards dans la mise en œuvre de la feuille de route d’Aru 1 et le déploiement des sites de désarmement, appelant à une relance urgente et crédible du processus pour que cette main tendue vers la paix ne reste pas sans réponse.

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