Le ciel africain s’assombrit pour le fret aérien. En mai 2025, les compagnies aériennes du continent ont enregistré une baisse de 2,1% de leurs volumes de marchandises par rapport à 2024, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA). Cette contre-performance intervient malgré une augmentation de leurs capacités, révélant l’impact direct des perturbations commerciales mondiales. Alors que le fret aérien mondial progresse, l’Afrique et l’Amérique du Nord sont les seules régions touchées, soulignant la vulnérabilité d’un secteur encore embryonnaire face aux tensions géopolitiques et aux changements de politiques douanières.
Le secteur du fret aérien africain, encore en pleine émergence, subit de plein fouet les répercussions de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les chiffres de mai 2025 publiés par l’IATA sont sans appel : les compagnies aériennes africaines ont vu leurs volumes de fret chuter de 2,1% par rapport à l’année précédente, et ce, malgré une hausse de 2,7% de leurs capacités. L’Afrique se retrouve ainsi, aux côtés de l’Amérique du Nord, parmi les seules régions à enregistrer un recul des flux de marchandises.
Cette baisse contraste fortement avec la croissance mondiale de 2,2% du fret aérien, tirée notamment par l’Asie-Pacifique (+8,3%). La raison principale de cette contre-performance réside dans la baisse notable de 10,7% des échanges entre l’Asie et l’Amérique du Nord. Cette diminution était anticipée en raison de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane et de la modification du régime d’exemption de minimis aux USA, qui a directement freiné les envois de petits colis liés au commerce électronique.
« C’est une nouvelle encourageante, car la baisse du trafic entre l’Asie et l’Amérique du Nord illustre l’effet modérateur des politiques commerciales américaines. Le secteur du fret aérien, grâce à sa résilience, permet aux expéditeurs de s’adapter avec agilité aux besoins de la chaîne logistique », a confirmé Willie Walsh, directeur général de l’IATA. Cependant, cette « agilité » ne protège pas entièrement les marchés les plus fragiles, comme l’Afrique.
D’autres facteurs conjoncturels ont également influencé ces résultats. Une chute de 18,8% du prix du kérosène a temporairement allégé les coûts opérationnels. Néanmoins, les récentes tensions entre Israël et l’Iran en juin ont déjà provoqué une remontée des cours, menaçant les performances futures et la stabilité des chaînes logistiques mondiales. La production industrielle mondiale, qui avait progressé en avril, pourrait également subir les contrecoups indirects de ces instabilités géopolitiques, impactant davantage la dynamique des échanges internationaux.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



