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22 morts et plus de 1 200 arrestations : l’Angola en proie à la violence après la hausse du prix du carburant

L’Angola est plongé dans une vague de violences meurtrières depuis le début de la semaine, déclenchée par une augmentation du prix du carburant. En seulement deux jours, le bilan s’élève à 22 morts, dont un policier, et près de 200 blessés. L’escalade a conduit à l’arrestation de plus de 1 200 personnes à travers le pays.

La crise du carburant, étincelle d’une poudrière sociale

Tout a commencé à Luanda, où les chauffeurs de minibus ont lancé un mouvement de grève pour protester contre l’augmentation du prix du diesel, passé de 300 à 400 kwanzas (soit d’environ 0,33 à 0,43 dollar US) le litre. Cette hausse, perçue comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase, frappe une population déjà éprouvée par une inflation avoisinant les 20 % et un taux de chômage de 30 %.

Rapidement, les manifestations ont dégénéré en émeutes, marquées par des pillages, des incendies de commerces et de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Les violences se sont propagées à d’autres grandes villes comme Huambo, Benguela et Lubango, où des supermarchés ont été pris d’assaut. Des témoignages glaçants relayés par les médias locaux font état de corps sans vie gisant dans les rues du quartier de Cazenga, à Luanda.

Un gouvernement sous pression et une population exaspérée

Le gouvernement angolais justifie sa décision par la nécessité de rééquilibrer les finances publiques, dans le cadre d’un programme de suppression progressive des subventions énergétiques entamé en 2023. Ces subventions représentaient jusqu’à 4 % du PIB l’année dernière, une politique soutenue par le Fonds monétaire international (FMI).

Cependant, sur le terrain, l’explosion sociale inquiète. Les syndicats dénoncent l’absence de mesures de compensation pour les citoyens les plus vulnérables. La population, quant à elle, redoute de nouvelles hausses. Le président João Lourenço a promis de surveiller la situation de près, alors qu’une nouvelle vague de mobilisation syndicale est déjà annoncée pour la fin du mois de septembre si aucune solution n’est trouvée.

Lire aussi : https://fr.africanews.com/2025/07/30/angola-22-morts-en-48-heures-apres-laugmentation-du-prix-du-carburant/

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