Une rencontre en coulisses, loin de la tribune officielle, a réuni le président Félix Tshisekedi et son homologue français Emmanuel Macron au siège des Nations-Unies. Au cœur des discussions, la crise dans l’Est de la RDC et l’annonce de l’organisation d’une conférence humanitaire à Paris. Si Félix Tshisekedi a salué l’initiative, la question d’une action concrète se pose avec acuité. Face à l’urgence d’une population qui espère le départ de l’armée rwandaise et des « bruits de bottes », le choix de la France de privilégier la diplomatie et une « conférence de trop » sonne comme une réponse décalée et insuffisante.
La diplomatie en sursis, les belles paroles de Macron face au drame des déplacés congolais
Le discours d’Emmanuel Macron à la 80e Assemblée générale de l’ONU, exhortant au respect de la souveraineté de la RDC et annonçant une conférence à Paris, semble, à première vue, être un acte de soutien. Pourtant, dans le contexte d’une agression rwandaise persistante et d’un conflit qui a déjà coûté la vie à des millions de Congolais, ces mots sonnent creux. La promesse d’une nouvelle réunion diplomatique, loin des « bruits de bottes » tant attendus par la population, est perçue par beaucoup comme une simple manœuvre pour masquer l’inaction.
Le président français se félicite du travail d’autres acteurs comme le Qatar ou les États-Unis, évitant de mentionner l’inertie de l’Europe, et de la France en particulier, face à un conflit dont les enjeux sont aussi bien stratégiques qu’économiques. Les populations du Kivu n’ont pas besoin d’une énième « conférence humanitaire » mais d’un soutien militaire et politique pour contraindre le Rwanda à se retirer du territoire congolais. Le cri de ralliement de Macron « Bandal, c’est Paris », en fin de rencontre, est loin de suffire pour calmer la colère et la frustration d’un peuple qui ne veut plus de beaux discours mais des actions concrètes.

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