La ville de Belém, au cœur de l’Amazonie, devient l’épicentre des négociations climatiques avec l’ouverture de la COP30. Aucune solution climatique globale n’étant viable sans la RDC, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé pour défendre la vision du pays, officiellement érigé en pays solution. Le sommet, qui doit valider de nouveaux plans d’action et évaluer les engagements financiers de la COP29, est l’opportunité pour Kinshasa d’obtenir une reconnaissance renforcée du rôle du Bassin du Congo et d’exiger des engagements financiers concrets pour ses 155 millions d’hectares de forêts.
La RDC face au scepticisme des bourses vertes
La présence du Président Tshisekedi à la COP30, aux côtés d’une centaine de Chefs d’État, souligne le rôle géopolitique central de la RDC, qui détient près de 38 % des forêts en Afrique. Le message de Kinshasa est clair. Il est temps que ce statut d’actif écologique majeur se traduise par des retombées équitables.Lors de son allocution, le Chef de l’État entend présenter non seulement une participation cohérente, visible et efficace, mais surtout assortie d’engagements financiers concrets. Ces attentes sont lourdes, car malgré les promesses répétées lors des COP précédentes, les fonds de protection des forêts tropicales n’atteignent toujours pas les montants nécessaires à l’échelle du Bassin du Congo.
L’une des pierres angulaires de la stratégie congolaise à Belém sera la présentation d’un dispositif national de gouvernance du carbone clair, transparent et souverain. Cette initiative vise à rassurer les bailleurs de fonds, souvent sceptiques quant à la gestion des aides. Le défi est immense : convaincre les puissances mondiales que les 155 millions d’hectares de forêts de la RDC représentent une priorité d’investissement et non un simple sujet de charité écologique, transformant l’or vert en une monnaie d’échange durable pour le développement.
L’entretien prévu avec le Président Lula Da Silva, hôte de la COP30, sera l’occasion de raviver la dynamique autour des trois grands bassins mondiaux (Congo, Amazonie, Bornéo-Mékong), afin de faire front commun pour imposer des résultats tangibles à cette COP de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

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