Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a orchestré une révision de la structure des prix pétroliers, se félicitant d’une démarche visant à aligner les coûts sur le taux de change réel. Le 18 novembre 2025, cette action s’est traduite par une baisse significative en Zone Ouest (Kinshasa) : l’essence passe de 2.690 FC à 2.440 FC, et le gasoil de 2.680 FC à 2.430 FC. Une réduction qui se veut une matérialisation de la lutte gouvernementale contre la vie chère. Pourtant, cette victoire technique à la pompe est restée confinée aux stations-service, créant un mirage de pouvoir d’achat.
L’inertie politique coûte cher aux Kinois
Malgré cette décote de 250 FC par litre (un allègement non négligeable pour les transporteurs), les tarifs des transports publics sont demeurés figés. Le fossé entre l’effort consenti par le Ministère de l’Économie et la réalité quotidienne des usagers est criant, car l’usager paie le carburant moins cher, mais continue de payer le transport au prix fort.
Ce maintien des prix de transport dénonce une regrettable inertie des autorités politiques chargées de la régulation des services publics. Sans un contrôle ferme et des mesures coercitives pour imposer la répercussion sociale de cette baisse, l’initiative ministérielle n’est qu’une victoire partielle. Elle soulage les transporteurs sans bénéficier aux citoyens, confirmant que le vrai thermomètre social n’est pas le prix du litre, mais bien le coût de la mobilité urbaine.

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