L’étude Target dresse un panorama contrasté du secteur bancaire congolais. Les dépôts clients atteignent 14,4 milliards USD, dont 90 % en devises étrangères, confirmant la forte dollarisation. Malgré cette liquidité massive, la gouvernance féminine (19 % des CA) et la densité des agences (40 % à Kinshasa) montrent un système centralisé qui doit encore s’ouvrir à l’inclusion.
Les chiffres de l’étude Target Sarl, référence pour les régulateurs et les investisseurs, sont édifiants. À fin juillet 2025, les banques congolaises détenaient 14,4 milliards USD de dépôts clients. Or, 90 % de ce montant colossal est libellé en devises étrangères. Ce niveau de dollarisation persistante est le principal défi structurel mis en lumière, malgré les efforts de la Banque Centrale pour imposer la monnaie locale.
L’étude révèle également des disparités en matière d’accès et de gouvernance. Seulement 19 % des sièges des conseils d’administration sont occupés par des femmes, et la concentration du réseau reste forte, 40 % des agences étant à Kinshasa. Bien que les cartes de débit (67 %) dominent les moyens de paiement et que l’ouverture de compte soit majoritairement gratuite, le système doit impérativement décentraliser ses services et féminiser ses instances pour transformer cette richesse en véritable inclusion financière.


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