Lancée le 1er décembre pour lutter contre la fraude et mobiliser les recettes publiques, la facture normalisée fait face à un déploiement jugé « prématuré ». Le Ministre des Finances confirme que près de 1 100 contribuables utilisent l’e-UF. Pourtant, la FEC alerte. Sur 12 000 assujettis à la TVA, très peu sont équipés, mais le Ministre exclut tout report.
L’obligation de délivrer une facture normalisée, effective depuis le 1er décembre 2025, rencontre une résistance critique chez les opérateurs économiques. Malgré le soutien réaffirmé du Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, qui exclut tout report, les entreprises du Maniema, via la FEC, estiment que le déploiement est prématuré. Leur porte-parole a été catégorique. « Nous ne sommes pas prêts techniquement. La majorité des entreprises n’ont pas encore reçu les modules de contrôle fiscal », a-t-il martelé.
Ces inquiétudes sont étayées par les statistiques de la FEC : sur environ 12 000 entreprises assujetties à la TVA, seules 14 ont effectivement retiré les modules de contrôle fiscal nécessaires. De plus, le patronat congolais déplore l’absence de systèmes de facturation homologués et le faible nombre de fournisseurs accrédités (deux).
Face à ce gouffre technique, la FEC plaide pour une période de grâce afin d’éviter la paralysie des transactions commerciales. Si la réforme, portée par la vision du Président Tshisekedi, vise la traçabilité et la mobilisation accrue des recettes, l’écart entre l’objectif politique et la réalité logistique des entreprises menace de compromettre la justice fiscale et l’activité économique elle-même.

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