Face à l’agonie sécuritaire dans l’Est de la RDC, João Lourenço réactive la diplomatie du verbe. Entre « anxiété » et appels au calme, le médiateur de l’Union africaine exhorte Kinshasa, Kigali et le M23 à un cessez-le-feu immédiat. Une énième déclaration qui sonne comme un aveu d’impuissance diplomatique.
La visite de Félix Tshisekedi à Luanda ce 8 janvier accouche d’une montagne de mots pour un désert d’actions concrètes. La déclaration de João Lourenço, lue avec une solennité presque routinière, invoque les fantômes des processus de Washington et de Doha pour masquer l’échec du terrain.
Alors que la résolution 2173 reste lettre morte, ce nouvel appel au « cessez-le-feu inconditionnel » ressemble à une incantation magique face à une réalité de fer. Exhorter le M23 et Kigali au respect d’accords systématiquement bafoués relève soit d’une naïveté déconcertante, soit d’un théâtre diplomatique visant à gagner du temps.
Sans mécanisme de contrainte ni sanctions, la voix de l’Union africaine s’évapore dans la fumée des combats, laissant les populations civiles seules face à une paix de papier qui ne protège plus personne. La diplomatie congolaise, en s’accrochant à ces communiqués stériles, semble s’enfermer dans un cercle vicieux où le dialogue est devenu l’alibi de l’immobilisme.

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