Face aux assauts judiciaires de PayServices, le Ministère des Finances verrouille le Trésor. Invoquant des interdits bancaires américains et la loi budgétaire, Kinshasa dénonce un dossier vide d’engagements légaux. Entre fermeté sur la souveraineté financière et rejet catégorique des soupçons de corruption, l’État congolais transforme sa défense en contre-attaque.
L’État congolais refuse d’être la victime d’un braquage juridique. Dans une mise au point cinglante, le Ministère des Finances pulvérise les prétentions de la société américaine PayServices, réclamant 20 millions de dollars sur la base de simples mémorandums « exploratoires ». La mise au point est sans appel. Elle indique qu’aucun engagement n’a été « valablement conclu », faute de signature du Ministre des Finances ou d’autorisation parlementaire.
Plus accablant encore, Kinshasa expose le pedigree de son adversaire, citant des interdictions de la Réserve Fédérale pour « risques d’activités illicites ». En opposant la loi n°11/011 aux allégations de corruption qu’il « dément formellement », le Gouvernement érige la rigueur procédurale en bouclier. Ce n’est plus seulement une défense, c’est une leçon de gouvernance : le Trésor n’est pas une caisse ouverte aux protocoles fragiles

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