Face aux décombres d’Uvira, Judith Suminwa Tuluka sonne le rappel des troupes. Entre l’exode de 267 000 civils et une administration délogée par l’agresseur, Kinshasa engage une triple riposte : sécuritaire, humanitaire et judiciaire. L’objectif est clair : transformer les promesses de retrait ennemi en une restauration concrète de l’autorité étatique.
Le sursaut républicain s’organise à l’immeuble du Gouvernement. Devant l’ampleur des atrocités documentées, la Première Ministre a mobilisé ses troupes pour répondre au traumatisme d’Uvira. Le bilan est lourd. « 267 000 réfugiés et déplacés », incluant des milliers d’enfants orphelins de protection. Pour Kinshasa, la prudence reste de mise face aux manœuvres de l’AFC-M23. « Il ne suffit pas de dire qu’ils se retirent. Il faut s’assurer que les services de l’État sont pleinement réinstallés », prévient Patrick Muyaya.
Cette stratégie de « réinstallation effective » ne se limite pas à la présence physique, mais s’étend au champ judiciaire pour punir les « crimes graves ». Le Gouvernement tente ainsi de transformer une ville infiltrée en un bastion de souveraineté retrouvée. L’enjeu est désormais de convertir ce patriotisme local en une stabilité durable, loin des mirages de l’impunité.

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