Séisme sur le Trésor. La BCC révèle un trou financier béant en février. Malgré 1 649 milliards de CDF mobilisés par les régies, les dépenses s’envolent à 1 998 milliards, portées par une masse salariale étouffante. Avec un déficit abyssal anticipé début mars, l’équilibre macroéconomique de la République vacille dangereusement.
La note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo (BCC) publiée ce 12 mars dresse un constat d’échec pour la discipline budgétaire. En février, les régies financières (DGI, DGDA, DGRAD) ont pourtant tenu leur rang en collectant 1 649,0 milliards de CDF. Cependant, cet effort de mobilisation est littéralement pulvérisé par une boulimie de dépenses atteignant 1 998,9 milliards de CDF.
Le diagnostic révèle une structure de dépenses sclérosée : les salaires des agents de l’État engloutissent à eux seuls 1 075,7 milliards, ne laissant aucune marge pour l’investissement productif. Plus alarmant encore, les cinq premiers jours de mars confirment l’hémorragie avec un déficit abyssal anticipé : 416,1 milliards de dépenses pour seulement 132,3 milliards de recettes.
Ce déséquilibre flagrant menace directement la stabilité du franc congolais. Sans un coup de frein radical sur le train de vie des institutions et une réduction drastique des frais de fonctionnement, ce déficit chronique alimentera une inflation brutale, transformant la fragilité actuelle en une asphyxie économique irréversible pour la nation.
(Source : Note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo, 12 mars 2026)

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