En Égypte et au Nigeria, le Directeur Général de l’INERA a inspecté des laboratoires de pointe et des systèmes agricoles intégrés. Ces activités visent à moderniser Kiyaka et Benalongo, booster la production locale d’alevins et capter le marché carbone pour financer souverainement la recherche agronomique en République démocratique du Congo.
Au Caire, la délégation a étudié minutieusement les techniques d’amélioration génétique des poissons et d’agriculture intégrée à World Fish. Cette expertise permettra d’installer de nouveaux étangs de recherche à Benalongo et Kiyaka. L’objectif clé reste la production de masse d’alevins de tilapia de très haute qualité. « S’il faut améliorer génétiquement les cultures, c’est l’INERA qui est à la base », souligne Dominique Kankonde.
À Ibadan, la mission a audité les technologies et infrastructures modernes de l’IITA. Ce modèle inspirera la réhabilitation complète du grand centre de Yangambi pour stimuler la productivité globale. « La RDC est aussi en mesure de récupérer notre place de fleuron de la recherche agronomique dans l’Afrique », insiste le Directeur Général.
Pour concrétiser ces ambitions sans dépendre de l’aide extérieure, l’INERA capitalise sur l’autofinancement et les projets de corridors comme Lobito. L’institut veut valoriser sa biomasse forestière de Luki sur le marché écologique mondial. « Je parle aujourd’hui du crédit carbone… avoir les ressources propres à l’INERA qui peuvent nous amener à nous équiper sans beaucoup de difficultés », conclut-il avec force. Ces précieuses activités scientifiques tracent une trajectoire d’avenir radieux vers une économie rurale congolaise forte, moderne et totalement souveraine.

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