Les cours de l’or retrouvent une vigueur spectaculaire. Alors que l’once s’affichait ce lundi 24 août 2026 autour de 4 645 USD, contre 4 000 USD fin juin, le métal jaune confirme son rôle de valeur refuge face aux incertitudes financières mondiales. Pour la République Démocratique du Congo, cette hausse de 13,97 % en un mois représente un levier fiscal capital.
Un choc de demande aux retombées fiscales directes
Sur le plan économique, cette envolée mécanique des prix sur les marchés internationaux accroît l’assiette imposable sur la valeur marchande des exportations. Entre la redevance minière et les taxes à l’exportation, les recettes fiscales tirées de l’or qui sont alimentées majoritairement par l’exploitation industrielle au Haut-Uele et la formalisation de l’or artisanal via la raffinerie Primo Gold, renforcent l’exécution du budget national 2026.
L’optimisme grandit alors que Goldman Sachs estime que les prix dépasseront ses prévisions de 4 900 USD l’once, tandis que JPMorgan anticipe une moyenne de 6 000 USD l’once au dernier trimestre. La RDC est en position de maximiser ses prélèvements domestiques avant la fin de l’exercice.
Prudence face à la volatilité
Les perspectives demeurent toutefois dépendantes des décisions de la Réserve fédérale américaine. Goldman Sachs alerte sur le risque sous-jacent. « Une nouvelle hausse des anticipations de hausse des taux de la Fed pourrait également déclencher des débouclements de couverture de la part des courtiers et produire une correction plus marquée que d’habitude », prévient-il.
Si la tendance se maintient vers les 5 000 à 6 000 USD l’once, le Trésor public congolais dispose d’une opportunité stratégique pour sécuriser des marges budgétaires précieuses et financer la chaîne de valeur locale.

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