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Gestion des deniers publics par le Gouvernement Suminwa : l’appel à l’ordre de Tshisekedi pour la sensibilisation des ministres par la Cour des comptes

Pédagogie et rigueur contre l’ignorance coupable, armer l’Exécutif Suminwa par la règle et imposer des garde-fous stricts sans paralyser le gouvernail de l’État.

L’argent public n’est pas un fluide anonyme, mais il est le sang qui irrigue le pacte social. En instruisant le Premier Président de la Cour des comptes de se rapprocher de la Première Ministre Judith Suminwa pour installer un mécanisme permanent de sensibilisation à l’intention des membres du Gouvernement et des gouverneurs, le Président Félix Tshisekedi pose un acte d’équilibre institutionnel décisif.

​L’esprit de cette directive est tout à fait limpide, car la rigueur comptable ne doit être ni un spectre qui paralyse l’action publique, ni une épée de Damoclès arbitraire. Dans une économie aux ressources comptées, l’objet de cette sensibilisation auprès de l’équipe Suminwa est vital en ce sens qu’il permet de clarifier la frontière entre la prise de risque légitime, la faute de gestion et la « gestion de fait » qui est une immixtion illégale dans le maniement des deniers publics. Il s’agit de préciser la portée des immunités et les rapports entre ordonnateurs et comptables pour offrir aux décideurs la boussole juridique nécessaire afin de naviguer sans s’échouer sur les récifs de l’irrégularité.

​C’est ici que réside la portée pédagogique et philosophique de la démarche. Il s’agit de transformer la peur du gendarme financier en une culture partagée de la redevabilité. Cependant, cette recherche d’harmonie n’est en rien un chèque en blanc. Le Chef de l’État l’a rappelé avec fermeté que la Cour des comptes doit poursuivre l’accomplissement de ses missions de contrôle avec rigueur, professionnalisme et dans le strict respect des textes qui la régissent.

​En clarifiant le cadre du jeu tout en maintenant l’exigence de contrôle, le Chef de l’État prive définitivement les gestionnaires publics de l’excuse de l’ignorance : désormais, la vulgarisation des règles ferme la porte au flou artistique et ouvre la voie à des sanctions exemplaires contre la criminalité financière.

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