L’économie congolaise affiche une relative sérénité sur le front des prix. Selon la note de conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo (BCC) du 19 juin 2026, publiée ce 24 juin 2026, le rythme de formation des prix intérieurs a connu un léger ralentissement au cours de la troisième semaine du mois de juin. Le taux d’inflation hebdomadaire s’est ainsi fixé à 0,19 %, contre 0,20 % la semaine précédente. Si l’inflation globale reste maîtrisée, avec un cumul annuel à 4,6 % bien en deçà de l’objectif à moyen terme de 7,0 %, l’analyse des composantes révèle des pressions sectorielles persistantes sur le pouvoir d’achat des ménages.
Sans surprise, la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » demeure le principal moteur de la surchauffe. Elle s’octroie la part du lion avec **69,4 %** de l’inflation globale. Cette prédominance structurelle est intimement liée aux goulots d’étranglement logistiques, à la dégradation des infrastructures de transport qui compliquent l’approvisionnement des centres urbains, ainsi qu’aux variations saisonnières de l’offre des produits vivriers sur les marchés.
Le deuxième vecteur de progression des prix se situe du côté de la fonction « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles », qui contribue à hauteur de 10,4 % à l’indice hebdomadaire. Ce bond est alimenté par la réévaluation cyclique des charges locatives et l’ajustement mécanique des coûts des combustibles domestiques.
Enfin, l’approche de la période des vacances imprime sa marque saisonnière. Les fonctions « Biens et services divers » (5,7 %) et « Restaurants et hôtels » (4,5 %) complètent cette dynamique, portées par la hausse des tarifs des soins personnels dans les salons de coiffure et le réajustement des grilles tarifaires de l’hôtellerie et de la restauration.



