À la tribune du 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, l’intervention du Président Félix-Antoine Tshisekedi marque une rupture nette avec la diplomatie des simples intentions. En définissant des priorités claires devant Vladimir Poutine et ses pairs, le Chef de l’État a dévoilé un plan d’action pragmatique fondé sur les urgences structurelles de la RDC.
« Pour la République Démocratique du Congo, les priorités sont concrètes : l’accès à l’énergie […], les infrastructures qui relient nos territoires, la transformation locale de nos minerais, la sécurité alimentaire par l’agriculture et l’accès aux engrais », a déclaré Félix Tshisekedi.

Ce plan d’attaque s’articule autour de quatre pilier économiques indissociables :
1. La souveraineté énergétique et l’option du nucléaire civil : Pour soutenir son développement industriel, la RDC doit combler un déficit énergétique historique. Félix Tshisekedi prône la valorisation de l’immense potentiel hydroélectrique national tout en explorant le partenariat avec la Russie pour le développement du nucléaire civil à des fins pacifiques.
2. Le désenclavement et l’intégration territoriale : Sans infrastructures de transport viables, aucune croissance partagée n’est possible. La modernisation des réseaux ferroviaires, routiers et fluviaux constitue un impératif pour interconnecter les provinces congolaises et fluidifier les échanges commerciaux à l’échelle du continent.
3. La rupture avec l’extraversion minière : Détentrice des minerais critiques clés de la transition énergétique (cobalt, cuivre, lithium), la RDC refuse désormais de demeurer un simple réservoir de matières brutes. Kinshasa exige le transfert de technologie et la transformation locale afin de capter la valeur ajoutée et créer des emplois qualifiés pour la jeunesse.
4. La sécurité alimentaire et la résilience agricole : Perturbé par les crises géopolitiques globales, l’approvisionnement en engrais et en denrées de base pèse lourdement sur le panier de la ménagère. Le président congolais appelle à des investissements massifs dans l’agriculture industrielle pour garantir la souveraineté alimentaire de son pays.
Une exigence de résultats quantifiables
Face aux engagements abstraits, Félix Tshisekedi a proposé une méthode rigoureuse, celle de cibler un nombre restreint de projets prioritaires dotés de financements garantis, de calendriers stricts et d’évaluations régulières. Alors que la RDC siège au Conseil de sécurité des Nations Unies (2026-2027), cette stratégie démontre que la véritable diplomatie d’émergence repose sur la réponse directe aux besoins vitaux de la population.


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