Le métal rouge, baromètre de l’économie mondiale, a terminé le mois d’août sur une note triomphale. Le cuivre, porté par un dollar affaibli et l’espoir d’une baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine, a bondi de 3 % en un mois, flirtant avec les 10 000 $ la tonne. Ce rebond spectaculaire marque un sommet de cinq semaines, un signal fort de l’appétit des investisseurs pour les métaux industriels, dont la demande est directement liée à la croissance économique mondiale.
Ce vendredi, le prix du cuivre sur le London Metal Exchange s’est établi à 9 897,50 $ la tonne, après avoir atteint un pic de 9 917 $, selon les informations fournies par zonebourse.com. Cette hausse est alimentée par plusieurs facteurs, notamment un dollar en baisse de 2 % en août. En Chine, premier consommateur mondial, les marchés boursiers ont également clôturé le mois sur leur plus forte progression depuis septembre 2024, soutenus par une liquidité abondante.
Toutefois, sous cette effervescence boursière, les fondamentaux restent fragiles. L’activité manufacturière chinoise est attendue en contraction pour un cinquième mois consécutif, freinée par une crise immobilière et une demande intérieure chancelante. Bien que les stocks du Shanghai Futures Exchange aient reculé de 2,4 % cette semaine, les analystes de Goldman Sachs maintiennent leur prévision de fin d’année à 9 700 $ la tonne, soulignant qu' »il n’existe aucun risque imminent de pénurie mondiale de cuivre ».
Cette prudence est corroborée par les chiffres de l’International Copper Study Group, qui a enregistré un excédent mondial de 251 000 tonnes au premier semestre 2025. Un signal clair que, malgré l’élan du marché, le chemin vers une véritable rareté du métal est encore long.

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