À Maluku, Judith Suminwa tente de cimenter les promesses du PAG sur un terrain encore mouvant. En transformant la ZES en tribunal ministériel, la Première ministre veut forcer la main au destin industriel congolais. Mais derrière les bulles de Pepsi, l’ombre des contraintes énergétiques menace de gripper cette machine.
L’immersion de Judith Suminwa à Maluku ne masque plus l’urgence, car il faut sauver l’industrie nationale par une « thérapie de terrain ». Si l’alchimie fiscale semble opérer avec des investissements comme Refriango (100 millions USD), l’analyse critique révèle une industrialisation sous cloche. En plaçant ses ministres « face à leurs responsabilités », la Première ministre reconnaît implicitement les blocages administratifs qui étouffent la production locale.
Certes, remplacer les importations par le « Made in Congo » est une victoire symbolique, mais le rempart reste poreux. Sans une stabilisation du climat des affaires et une énergie pérenne, Maluku risque de demeurer une oasis artificielle dans un désert logistique. Le pari est audacieux, mais la réalité des coûts de production pourrait bien faire dérailler ce commando.

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