Le Tchad, confronté aux défis climatiques et à l’insécurité alimentaire, adopte une feuille de route pour l’économie circulaire, soutenue par le Fonds pour l’économie circulaire en Afrique (FAEC) de la Banque africaine de développement (BAD). Ce plan, qui s’étend de 2025 à 2035, vise à transformer les pratiques traditionnelles de réutilisation en un moteur de croissance structuré.
La stratégie du Tchad est ambitieuse et chiffrée. Elle a pour objectif de réduire les déchets non recyclés de 40 % d’ici 2035 et de créer plus de 25 000 emplois verts. Le plan se concentre sur six secteurs prioritaires : l’agroalimentaire, les déchets, les plastiques, la construction, l’eau et l’énergie. Il propose des solutions tangibles pour un pays où plus de 3,7 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire et où les pertes après récolte dépassent 200 000 tonnes par an.
L’initiative est déjà en marche. À N’Djamena, une entreprise locale, Karo, a déjà recyclé 15 tonnes de déchets plastiques pour les transformer en briques écologiques. Pour le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, « cette initiative n’est pas un luxe, mais plutôt une nécessité vitale pour l’avenir du Tchad », car elle offre une voie pour diversifier une économie encore trop dépendante du pétrole.

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