Le bras de fer autour d’un conteneur de 19 tonnes de minerais a pris une tournure inattendue et controversée au Maniema. Saisi après avoir tenté de quitter la zone d’exploitation de Punia Kasese Mining (PKM) sans les documents légaux, le conteneur a été libéré dans la matinée du 12 août 2025, aux alentours de 6h30, sans aucun respect des protocoles ni de l’autorité des services de diligence raisonnable. L’affaire, qui met en cause la société MMR, soulève de graves questions sur l’impunité et la violation de la loi.
Des analystes, observateurs et acteurs de la société civile dénoncent cette libération comme un « scandale minier » et une « immense violation de la loi », qui prive le pays de recettes fiscales considérables. L’affaire est d’autant plus préoccupante qu’elle survient peu après la mise en place d’une commission indépendante par le gouvernement pour lutter contre la fraude et la contrebande, une initiative saluée par le président Félix Tshisekedi.
La libération du conteneur sous la pression de l’acheteur est un affront direct à la législation minière et aux efforts de l’État pour sécuriser ses ressources. Cet événement démontre que la simple création de structures de lutte contre la fraude ne suffit pas. Sans une volonté politique forte et une application impartiale de la loi, les richesses de la RDC continueront d’être détournées, laissant les provinces et les communautés dans un état de sous-développement chronique, malgré les promesses de croissance économique.



