La Banque africaine de développement (BAD) et ONU-Habitat ont signé un protocole d’accord crucial le 1er juillet 2025 à Séville, intensifiant leurs efforts pour une urbanisation durable en Afrique. Face à une population urbaine africaine qui devrait atteindre 2,4 milliards d’habitants d’ici 2050, ce partenariat renouvelé vise à transformer les villes en moteurs de croissance. Les deux entités vont collaborer sur la gouvernance urbaine, le logement, les finances municipales et le développement d’infrastructures, combinant assistance technique et renforcement des capacités pour mobiliser des capitaux privés massifs, essentiels à l’avenir des villes africaines.
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) ont franchi une étape décisive pour l’avenir urbain de l’Afrique. La signature d’un protocole d’accord historique le 1er juillet 2025, en marge de la Conférence FfD4 à Séville, marque le renouvellement d’un partenariat existant depuis 2006. Cet accord ambitieux vise à accélérer la transformation urbaine durable sur tout le continent, où la population devrait exploser pour atteindre 2,4 milliards d’habitants d’ici 2050.
En vertu de ce partenariat renforcé, la BAD et ONU-Habitat élaboreront conjointement des plans d’action ciblés. Ces initiatives intégreront assistance technique, soutien politique, renforcement des capacités et échange de connaissances pour les gouvernements locaux. Les quatre domaines clés d’intervention sont la gouvernance urbaine, le logement, les finances municipales et le développement des infrastructures, des piliers essentiels pour des villes résilientes et inclusives.
Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a souligné l’importance de ce partenariat. « Je suis convaincu qu’il existe des moyens d’utiliser les marchés financiers pour améliorer considérablement le développement des villes », a-t-il indiqué avant de lancer un appel à la mobilisation de capitaux privés dans le développement des villes. « L’urbanisation en Afrique peut être un moteur de prospérité ou une aggravation de la pauvreté et de l’exclusion », a renchéri de son côté, la directrice exécutive d’ONU-Habitat, Anacláudia Rossbach. Ce partenariat vise à orienter cette croissance vers la résilience et l’équité, en ne laissant personne de côté.
Les deux organisations prévoient de coordonner leurs efforts pour mobiliser des ressources massives via des plateformes régionales et mondiales comme le Forum urbain mondial et le Forum d’investissement en Afrique. Cet engagement vise à transformer les défis de l’urbanisation rapide en opportunités de développement durable pour les villes africaines, notamment celles où plus de la moitié des citadins vivent encore dans des quartiers informels, dépourvus de services de base.

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