Réunis ce jeudi 5 novembre à Paris, le Vice-Premier Ministre congolais à l’Économie, Daniel Mukoko Samba, et la délégation américaine ont co-présidé le deuxième Comité de pilotage de l’Accord de partenariat stratégique RDC–États-Unis. Au menu, l’évaluation des projets phares liés au Corridor de Lobito, au mégaprojet Grand Inga et à la chaîne de valeur des minéraux critiques.
Sur le plan économique, cet accord offre à Kinshasa une opportunité historique. Face à la demande mondiale d’approvisionnement éthique en cuivre et cobalt, l’appui des États-Unis positionne la RDC au cœur de la transition énergétique internationale. Le développement d’infrastructures lourdes comme le Corridor de Lobito permet de désenclaver les zones minières du Grand Katanga vers l’Atlantique, tout en visant la transformation locale des ressources pour sortir du modèle extractiviste brut.
Cependant, cette dynamique se heurte à un verrou structurel majeur. L’attraction des capitaux américains reste conditionnée par la prévisibilité fiscale, la sécurité juridique et, surtout, le rétablissement de la paix et de l’intégrité territoriale dans l’Est congolais. De plus, la mise en œuvre de projets d’envergure comme Grand Inga exige une gouvernance financière irréprochable et un calendrier strict, sous peine de voir les investissements ralentis par la bureaucratie ou les incertitudes sécuritaires.
En somme, ce rendez-vous parisien confirme la volonté des deux nations d’accélérer leur coopération. Mais pour la RDC, l’enjeu ne réside plus dans les déclarations d’intentions. Car le partenariat ne sera un succès que si les engagements stratégiques se traduisent rapidement en industrialisation effective, en créations d’emplois durables et en retombées tangibles pour la population.


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