Le Portefeuille de l’État ne sera plus un colosse aux pieds d’argile. Face à une contribution nationale anémique de moins de 2%, la Ministre Julie Shiku lance la session budgétaire 2026 sous le signe de la rupture. Entre évaluation trimestrielle et discipline de fer, l’objectif est clair. Il s’agit donc de transformer 2 milliards USD de chiffre d’affaires en véritable moteur de croissance.
Le Portefeuille de l’État congolais entame sa mue. Ce mardi 27 janvier 2026, la Ministre d’État Julie Shiku a donné le coup d’envoi des travaux de validation des prévisions budgétaires pour l’exercice 2026. L’ambiance n’était pas à la fête, mais à la responsabilité. Malgré un chiffre d’affaires global d’environ 2 milliards USD, la contribution des entreprises du Portefeuille demeure inférieure à 2 % du PIB national. Un paradoxe insoutenable que la Ministre entend briser par une thérapie de choc.
Pour Julie Shiku, le budget n’est plus une simple formalité comptable, mais la « boussole de survie » de l’entreprise publique. « Le budget constitue un instrument central de pilotage stratégique… Il engage la crédibilité de la gouvernance », a-t-elle martelé avec une éloquence ferme. Désormais, les mandataires ne signeront plus de chèques en blanc. La Ministre impose une évaluation trimestrielle des performances, transformant chaque trimestre en un examen de passage pour les comités de gestion.
Le Président A.I. du Conseil Supérieur du Portefeuille, Norbert Nkubu Eluna, a appuyé ce virage en appelant à une efficacité économique réelle. Cette session 2026, alignée sur la vision du Président Félix Tshisekedi, marque la fin de la navigation à vue. En exigeant des documents budgétaires « sincères et réalistes », Julie Shiku siffle la fin de la récréation pour ancrer une culture de résultat et de redevabilité au cœur du Portefeuille.


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