La Commission économique pour l’Afrique a lancé à Lusaka un programme de 15 millions d’euros pour développer les chaînes de valeur des minerais critiques. Financé par l’Allemagne, ce projet quinquennal cible six pays, dont la RDC, pour stimuler l’industrialisation locale face à l’explosion de la demande mondiale.
Une opportunité historique se dessine pour l’industrie minière régionale. La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a lancé un programme de 15 millions d’euros destiné à structurer des chaînes de valeur responsables autour des minerais critiques dans six pays de la SADC. Au sein de ce bloc, la RDC occupe une position ultra-stratégique. Le pays, qui « représente environ 70 % de la production minière mondiale de cobalt et dispose d’importantes ressources en cuivre », se place au cœur de cette ambition collective.
Le défi de la transformation locale
Pour le géant congolais et ses voisins, l’enjeu dépasse la simple extraction. L’Afrique ne raffine actuellement que 3 % de son cobalt. Ce programme partagé vise à briser ce plafond de verre industriel en finançant le transfert de compétences et l’intégration des PME. L’objectif est de capter collectivement une part majeure des 120 milliards de dollars de valeur marchande projetés par l’AIE d’ici 2040.
Une gouvernance responsable comme condition de succès
Au-delà des infrastructures, le projet impose le respect des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Toutefois, pour que la RDC maximise sa participation, « ses effets dépendront de sa capacité à déboucher sur des investissements concrets, des capacités industrielles nouvelles et une meilleure gouvernance des chaînes d’approvisionnement ».

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