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Uvira, le marché des ombres : quand le commerce hésite entre fusils et tiroirs-caisses

À Uvira, l’économie respire par un trou de souris. Entre le retrait du M23 et l’omniprésence des Wazalendo, la cité balnéaire tente une résurrection commerciale sous haute tension. Si les étals de Mulongwe s’animent, les grands investisseurs, orphelins de l’État, s’emmurent dans un silence prudent, redoutant un réveil brutal.

Uvira joue une partition précaire sur les décombres de l’occupation. Selon la Radio Okapi, la ville vit une reprise à deux vitesses. D’un côté, la résilience héroïque du petit négoce, et de l’autre, la paralysie des grands capitaux. À Mulongwe, les produits circulent, mais ce dynamisme de façade cache un malaise structurel. Sous le regard des Wazalendo, l’insécurité n’a fait que changer de visage.

La prudence des supermarchés et hôtels traduit un vide institutionnel abyssal. « La circulation des Wazalendo, armés et en tenue civile, inquiète », souligne un habitant d’Uvira. Sans le retour effectif des autorités, l’économie reste un mirage. Ce contraste entre l’affluence du marché et les portes closes des institutions prouve que la confiance ne se décrète pas par le simple retrait des rebelles. Elle se bâtit sur le retour de l’ordre régalien, car « la plupart des commerçants attendent le retour des autorités avant d’ouvrir », a indiqué cet habitant. À Uvira, le commerce ne demande pas la charité, mais la sécurité.

Lire la suite dans https://www.radiookapi.net/2026/01/22/actualite/societe/entre-crainte-et-resilience-les-commerces-rouvrent-partiellement-uvira

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