Le Gouvernement congolais a signé avec l’entreprise américaine Securiport LLC un contrat de partenariat stratégique pour la sécurisation des infrastructures de transport. Ce dispositif impose une nouvelle redevance de 30 dollars par passager sur les vols internationaux (aller et retour), visant à moderniser la gestion des frontières et à lutter contre les menaces transnationales. Cependant, la répartition financière soulève une question épineuse, car 85 % des fonds collectés reviendront à Securiport, ne laissant que 15 % à l’État congolais.
L’accord, signé par les VPM de l’Intérieur et des Transports, s’inscrit dans une démarche louable de modernisation du contrôle migratoire conforme aux normes de l’OACI, et vise à prévenir l’infiltration d’individus radicalisés.Toutefois, l’impact financier sur le passager est immédiat et significatif : cette redevance de 30 par trajet s’ajoute désormais au **Go-Pass** (55 pour l’international), portant la charge totale à 115 USD pour un aller-retour à l’étranger, hors prix du billet.
Plus fondamentalement, la répartition 85/15 interroge sur la suffisance des 15 % alloués à l’État pour soutenir l’effort national. Securiport s’engage certes à financer et à former les agents de la DGM, mais le déséquilibre des recettes soulève la question de la souveraineté économique dans ce secteur critique. Est-ce que ce mince pourcentage est réellement suffisant pour assurer la pérennité et l’appropriation nationale de cette modernisation, ou le prix à payer pour la sécurité des frontières est-il trop élevé pour la trésorerie congolaise ?

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



