Le Fonds Monétaire International (FMI) a donné son accord de services à la RDC pour la revue de son programme, scellant une reconnaissance de la résilience de l’économie congolaise. Malgré un contexte sécuritaire et économique difficile, le FMI prévoit une croissance soutenue à plus de 5% en 2025 comme en 2026. Si ces chiffres mettent en lumière les progrès en discipline budgétaire, la critique s’intensifie sur la mise en œuvre effective des réformes de gouvernance destinées à juguler la corruption et à garantir la transparence dans la gestion des finances publiques.
La déconcentration à l’epreuve du fait
L’accord trouvé entre la haute délégation gouvernementale (incluant Bemba, Muzito et Fwamba) et les services du FMI reconnaît les « efforts qui ont été faits au niveau des recettes » et du contrôle des dépenses. Cette performance est jugée louable compte tenu de l’environnement sécuritaire délétère.
Pourtant, la validation finale du programme repose sur la gouvernance. M. Ahokpossi du FMI a été sans équivoque. « Pour nous, la gouvernance est un élément très important sur lequel nous insistons… y compris sur la gestion des finances publiques, contribuent à la transparence dans la gestion des ressources« , a-t-il souligné.
Le véritable test sera la déconcentration de l’ordonnancement dans les ministères pilotes, une réforme majeure attendue pour début 2026. Historiquement, la RDC a excellé à promettre la transparence sans la concrétiser. L’approbation finale du FMI ne sera donc pas un simple feu vert financier, mais une exigence de changement structurel pour que l’argent public (la croissance économique) cesse d’être une affaire centralisée et opaque.
Le défi pour Kinshasa est de prouver que la résilience économique ne sert pas uniquement à alimenter la rente, mais à bâtir une justice sociale fondée sur une gestion irréprochable.

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