Le Sénégal enclenche une accélération industrielle majeure, visant à établir une véritable chaîne de valeur automobile sur son territoire. En marge du Forum économique de Hangzhou, le Premier ministre Ousmane Sonko a scellé des accords stratégiques avec des partenaires chinois, notamment China Africa Investment and Development (Caid), le constructeur Yutong et le groupe Zhenhuai Construction. Ces partenariats concrétisent une ambition audacieuse : la mise en place d’une unité industrielle d’assemblage et de montage de bus à gaz et électriques.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre du programme national « Sénégal Vision 2050 », qui prévoit le renouvellement de plus de 40 000 véhicules pour un parc de transport public plus moderne et moins polluant. L’objectif est clair : moderniser le transport urbain et interurbain tout en posant les fondations d’une industrie automobile locale.
Le pays mise sur l’expertise chinoise pour renforcer un écosystème naissant, comme l’illustre déjà l’usine de montage de véhicules de Touba. La première phase de ce plan ambitieux prévoit le remplacement de 6 000 véhicules urbains et interurbains d’ici cinq ans. Cette démarche complète les projets phares de transport, tels que le TER, le BRT et le téléphérique de Dakar, visant à optimiser la mobilité urbaine.
Le Sénégal propulse le transport comme un levier de transformation structurelle, tout en répondant aux enjeux cruciaux de transition énergétique, de souveraineté industrielle et de compétitivité économique. Le pays affirme ainsi sa volonté de devenir un acteur majeur de l’industrie automobile en Afrique de l’Ouest.



