La 66e réunion du Conseil des ministres a été le théâtre d’un nouveau coup de semonce présidentiel concernant l’insalubrité profondément alarmante de la capitale. Face aux amas des immondices et à la propagation des maladies, le Chef de l’État a convoqué une réunion d’urgence avec les responsables centraux et provinciaux. Le message est sans ambiguïté, car cette rencontre ne sera pas une forme d’indulgence. Le président Tshisekedi a prévenu que toute défaillance avérée fera l’objet des sanctions exemplaires, insistant sur la nécessité d’assumer pleinement ses responsabilités et de ne plus tolérer la négligence, l’inaction, encore moins la complicité » dans l’assainissement de la ville. La question est posée : le nettoyage de Kinshasa commencera-t-il par les rues ou par la révocation des cadres défaillants ?
« La gestion de la salubrité publique à Kinshasa atteint un seuil catastrophique« , selon le Président de la République. Ce constat, répété pour une énième fois, met en lumière un manque de suivi manifeste criant face aux caniveaux obstrués et aux déchets plastiques envahissants, affectant gravement l’assainissement de la ville.
Face à ce péril sanitaire et à l’atteinte à la dignité de la capitale, le Chef de l’État a décidé de passer à la vitesse supérieure. La réunion d’urgence annoncée vise à évaluer l’exécution des mesures existantes, et surtout, à prendre des décisions immédiates et contraignantes.
Le ton se durcit. Le président Tshisekedi rappelle que le droit à un environnement sain est un impératif constitutionnel et a clairement menacé de sanctions. « Il n’est plus question de tolérer la négligence. Chaque acteur, du gouvernement central au gouvernement provincial, devra assumer son rôle, car la déviation ou la complicité dans l’inaction ne sera plus acceptée« , a-t-il martelé. La pression est maximale, car la crédibilité de l’État est désormais liée au succès de l’assainissement de Kinshasa.

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