Au 30 avril 2025, le système bancaire congolais affiche une augmentation mensuelle de 0,8 % des crédits bruts, atteignant un montant impressionnant de 8 699,1 millions de dollars USD, selon la note de conjoncture économique du 06 juin. Cette progression, principalement alimentée par les crédits octroyés aux entreprises privées et aux ménages, dessine un tableau complexe de l’économie nationale.
Cette tendance n’est pas nouvelle. En 2024, les crédits bancaires avaient déjà bondi de 17,3 %, grâce aux besoins accrus des entreprises privées, des ménages et même de l’administration centrale. Les provinces de Kinshasa (47,5 % du total), du Haut-Katanga (35,7 %) et du Lualaba (9,6 %) sont les principaux moteurs de cette expansion, démontrant une concentration géographique marquée.
Par secteur d’activité, l’industrie extractive (35,4 %) et les autres services hors administration publique (27,1 %) continuent de dominer la répartition des crédits. Bien que l’expansion du crédit puisse stimuler l’investissement et la consommation, cette concentration sectorielle et géographique, ainsi que l’implication des ménages et des entreprises, nécessitent une analyse approfondie pour évaluer son impact réel sur la stabilité et la diversification de l’économie congolaise.

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