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Déficit d’un côté, excédents de l’autre : la schizophrénie budgétaire qui paralyse la RDC

Le dernier rapport de la Banque Centrale du Congo (BCC) lève un voile gênant sur la santé financière de l’État. Malgré un afflux de recettes publiques, la gestion de la trésorerie se solde par un déficit persistant, soulevant de sérieuses questions sur la discipline budgétaire du pays. Le plan de trésorerie prévisionnel pour septembre 2025 table sur 3 317,2 milliards de CDF, mais la réalité des huit premiers mois de l’année 2025 est tout autre, avec un déficit de 3 265,0 milliards de CDF. Ce « gap » alarmant, plus élevé que prévu, a été colmaté à coups de titres publics et d’autres financements, signalant une dépendance préoccupante à l’endettement.

Le paradoxe est frappant : la Direction Générale des Impôts (DGI) et la DGRAD font preuve d’une performance remarquable, la première dépassant ses objectifs de 34,3 % et la seconde de 1,1 %. Pourtant, les efforts des régies financières sont annihilés par une mauvaise exécution du budget. La DGDA, en particulier, affiche une moins-value de 5,9 %, ajoutant une couche d’amertume à ce bilan mitigé. Ces déficits récurrents, qui ont forcé le Trésor à puiser dans ses réserves, dépeignent une administration publique incapable de maîtriser ses dépenses.

Comment un État peut-il accumuler de l’argent d’une main, et le perdre de l’autre ? Le rapport de la BCC, loin de rassurer, met en lumière une crise de gouvernance qui menace de rendre vain le labeur des contribuables.

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