Face à une offre mondiale pléthorique, les prix du riz, du blé et du maïs chutent, selon la Banque Centrale du Congo. Cette déflation importée, portée par des récoltes record, offre une bouffée d’oxygène inespérée aux importateurs et aux consommateurs, stabilisant ainsi le front de la sécurité alimentaire nationale.
La Note de conjoncture de la BCC, publiée ce 24 décembre, révèle une détente spectaculaire des cours céréaliers. D’après cette note, le riz s’est établi à 212,8 USD la tonne et le maïs à 163,2 USD. Par rapport à la fin de l’année 2024, le riz affiche une régression massive de 31,3 %, tandis que le blé recule de 8,2 %. Cette dynamique, impulsée par une offre abondante suite à de bonnes récoltes mondiales, agit comme un stabilisateur automatique pour l’économie congolaise.
Pour le secteur commercial, cette baisse réduit mécaniquement la facture des importations alimentaires et la pression sur les réserves de change. Toutefois, la hausse annuelle de 3,7 % du prix du maïs tempère ce constat et rappelle la fragilité de cet équilibre. Si ce dégel favorise le pouvoir d’achat urbain, il impose un défi de compétitivité à l’agriculture locale. L’enjeu est désormais de transformer ce répit conjoncturel en levier de croissance durable.

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