Ce samedi 2 août 2025, la République démocratique du Congo (RDC) a marqué une date charnière de son histoire. Consacrée par la loi en 2022, cette journée nationale, dédiée aux victimes des violences massives, est au cœur d’un renouveau mémoriel. Avec l’inauguration d’un mémorial à Kinshasa, la RDC donne corps à son combat pour le « Génocost » – un néologisme évoquant à la fois le génocide et le coût économique de l’exploitation illicite. Fidèle à la volonté du Président Félix Tshisekedi, le pays s’approprie son histoire et engage un plaidoyer international pour la reconnaissance de ces crimes. Une commémoration qui est loin d’être un simple hommage, mais un appel à la justice et à la non-répétition.
Le samedi 2 août 2025 a été une journée d’hommage et de détermination pour la République démocratique du Congo. Conformément à la Loi de 2022, le pays a commémoré ses victimes de violences massives dans le cadre de la journée nationale du « Génocost ». Ce terme, combinant « génocide » et « coût » économique, a été au centre des discussions lors de la 53ᵉ réunion du Conseil des ministres, présidée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Ce dernier a lancé un appel national et diplomatique pour marquer cette journée dans toutes les provinces et ambassades, soulignant que « le Génocost ne se limite pas à la réparation des survivants. Il constitue un appel national à la vérité, à la justice et à la non-répétition. » Une démarche qui se concrétise par la mise en place de structures comme la CIA-VAR et le FONAREV, chargées de l’aide aux victimes.
La commémoration a été symbolisée par l’inauguration d’un mémorial non loin du Musée national de Kinshasa, un geste fort pour inscrire cette mémoire dans le paysage congolais. Mais l’ambition du Président Tshisekedi va au-delà des frontières : il a annoncé son intention d’engager un plaidoyer international pour la reconnaissance du génocide, notamment à la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme et à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies.
Pour Gloria Menayame, juriste, bien que la reconnaissance officielle soit une « victoire », elle a un « goût d’inachevé » sans la mise en place de mécanismes de justice interne. Le gouvernement est désormais appelé à élaborer une stratégie globale pour « faire entendre la voix de notre peuple et honorer la mémoire de nos millions de martyrs ».

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