Le rapport « Financing Electricity Access in Africa » de l’AIE sonne comme un manifeste. Atteindre l’accès universel à l’électricité en Afrique d’ici 2035 exigera 150 milliards USD d’investissements. Pour la RDC, pays-continent où l’accès à l’énergie conditionne le développement, ce montant colossal et la stratégie associée sont d’une importance capitale. L’AIE prône un parallélisme audacieux. 45 % des nouveaux raccordements proviendront de l’extension des réseaux électriques. C’est donc la solution « la plus abordable pour les zones urbaines » tandis que 55 % s’appuieront sur le hors-réseau.
Le défi du « Pays Solution » et l’appel au privé
Ce double mouvement est essentiel pour la RDC. Les solutions décentralisées (mini-réseaux et unités solaires domestiques), désormais plus accessibles grâce à une baisse de 35 \% du coût moyen d’installation par kWc en cinq ans, sont considérées comme « les plus adaptées pour les zones éloignées de plus de 30 kilomètres des réseaux ». Leur développement représente un marché de 11 milliards USD par an d’ici 2035.
Pour financer cette « double vague » d’électrification, l’AIE exige une coordination inéluctable. Le secteur privé devrait fournir environ 45 % du total requis, agissant comme un véritable levier financier. La RDC doit donc créer un environnement propice pour attirer ce capital, notamment en mobilisant les fonds de pension nationaux et en renforçant le crédit local. L’adoption de cette approche intégrée et la mobilisation équitable des capitaux sont les clés pour que la RDC, au potentiel hydroélectrique immense, transforme enfin l’obscurité en lumière pour l’ensemble de sa population d’ici 2035.

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