La Banque Centrale du Congo (BCC) a publié sa note de conjoncture, révélant des turbulences sur les marchés internationaux des céréales. Si le riz a poursuivi sa décrue sur la semaine, se fixant à 235,9 USD la tonne (-1,4\%), le blé (184,7 USD) et le maïs (155,5 USD) affichent des hausses inquiétantes de +2,5\% et +1,1\% dans l’ordre. La progression du blé, alimentée par des conditions météorologiques défavorables et une demande accrue, met immédiatement sous pression le pouvoir d’achat en RDC.
Le vent tourne, risque d’annulation des gains annuels
Malgré des baisses spectaculaires en glissement annuel sur le riz (-29,7\%) et le blé (-13,9\%), la flambée hebdomadaire du blé signale une fragilité persistante de l’économie congolaise aux chocs externes.
Cette hausse subite du blé, denrée essentielle à la panification, menace d’éroder rapidement les gains de pouvoir d’achat réalisés durant l’année. La question est désormais de savoir si les autorités parviendront à isoler le consommateur des fluctuations de prix à l’étranger. La BCC expose la vulnérabilité du marché intérieur, où un simple +2,5\% sur le prix du blé mondial peut se traduire par une dégradation significative de la qualité de vie des ménages les plus modestes. L’urgence est de traduire la stabilité macroéconomique en stabilité des prix au détail.

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