Le géant chinois CMOC maintient une cadence impressionnante en République Démocratique du Congo. Son rapport opérationnel, publié le 24 octobre, révèle que la production de cobalt issue des mines de Kisanfu et Tenke-Fungurume a atteint 87 974 tonnes de janvier à septembre 2025. Ce volume marque une hausse de 3 % par rapport à la même période en 2024, confirmant la bonne progression des activités extractives. Au premier semestre, la société affichait déjà une croissance de 13 \% en glissement annuel.
L’ambition chinoise contre la politique de Quotas congolaise
Cette dynamique haussière est saluée par le groupe. Selon le document, « Au troisième trimestre 2025, la société a atteint avec succès les objectifs de production prévus pour ses principaux produits, posant ainsi des bases solides pour la réussite de sa mission annuelle ». CMOC vise désormais une production totale comprise entre 100 000 et 120 000 tonnes en 2025.
Cependant, cette performance est obscurcie par une contrainte majeure dont l’embargo imposé par les autorités congolaises en mars dernier sur les exportations de cobalt. Si cette mesure visait à stabiliser les prix face à un marché en surproduction mondiale, elle a été remplacée mi-octobre par un système de quotas. CMOC ne peut désormais expédier que 6 500 tonnes de cobalt pour le reste de 2025. Les résultats du quatrième trimestre, bien que cruciaux pour atteindre les objectifs de production, seront donc paradoxalement limités par ces restrictions d’exportation, créant un étranglement stratégique pour la filière congolaise.

Journaliste économique, je décrypte l’actualité financière et les tendances du marché. Spécialiste en communication des organisations, j’analyse leurs stratégies. Consultant, j’élabore des stratégies de communication globale percutantes pour les entreprises. Mon expertise se situe à l’intersection de l’économie, de la communication et du conseil.



