En siégeant au Conseil de sécurité, la RDC de Noëlla Ayeganagato brise son silence de victime pour devenir l’architecte d’une paix réformée. Entre expertise de terrain et critiques acerbes d’un système onusien incapable de freiner les invasions militaires des grandes puissances, Kinshasa injecte un réalisme brutal dans l’hémicycle mondial.
L’entrée de la RDC au Conseil de sécurité 2026-2027 sonne comme un réveil pour une institution souvent réduite à l’impuissance face aux diktats de Washington ou de Moscou. Riche d’une « expérience concrète des défis et des limites » des Casques bleus, Kinshasa veut redéfinir « l’avenir des opérations de maintien de la paix ».
Quand on scrute le fait, un paradoxe se révèle comme une évidence : comment la RDC pourra-t-elle imposer sa vision du droit international alors que l’ONU assiste, muette, aux invasions militaires opérées par les grandes puissances ? Si le Liberia mise sur la « diplomatie » et le « consensus », la RDC, elle, porte les cicatrices de deux décennies d’échecs onusiens. Sa contribution ne sera pas une simple présence, mais un miroir tendu à l’hypocrisie des puissants, dénonçant une sécurité mondiale à géométrie variable où la souveraineté des petits est le sacrifié du jeu des grands.

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