La Société nationale de l’électricité (SNEL) change de visage, mais la question demeure : le retour de Teddy Lwamba Muba à la tête de cette entreprise stratégique marquera-t-il la fin d’un paradoxe national ? Nommé par le président Félix Tshisekedi, cet ingénieur électromécanicien, docteur en génie électrique, n’est pas un inconnu. Il a été ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité et connaît les rouages de cette institution. Son expertise suscite de grands espoirs, mais aussi de profondes inquiétudes, car il arrive à la tête d’une entreprise qui peine à assurer sa mission, plongeant une grande partie du pays dans l’obscurité.
Le défi de l’ombre et de la lumièreLe défi qui attend Teddy Lwamba est colossal. Dans un pays doté d’immenses réserves hydroélectriques, la SNEL est confrontée à des délestages chroniques, des pertes colossales de recettes et un réseau vieillissant. La mission du nouveau directeur général est de briser ce cercle vicieux, de moderniser les infrastructures de production, de transport et de distribution, et de restaurer la confiance des citoyens.
Au-delà de l’expertise technique, la vraie question est de savoir si Teddy Lwamba pourra surmonter les défis de gouvernance et de corruption qui gangrènent l’entreprise depuis des décennies. Son retour, bien que justifié par son profil, est un pari risqué. Sa nomination sera-t-elle l’épisode d’une révolution ou d’un statu quo ? Seul le temps nous le dira. Son succès ou son échec aura un impact direct sur la vie quotidienne de millions de Congolais, et sur le développement économique de la République Démocratique du Congo.

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