Une question de justice fiscale est posée en République Démocratique du Congo. Alors que le gouvernement pointe du doigt le coût élevé des prêts bancaires, l’économiste et analyste financier Kanyonga Kabeya dénonce une « discrimination contre les pauvres ». Il met en lumière une réalité méconnue : la TVA de 16 % sur les intérêts bancaires ne s’applique qu’aux particuliers, épargnant les grandes entreprises. Face à ce déséquilibre, il lance un appel clair : « Soutenons cette mesure pour le bien-être du peuple congolais et la prospérité de notre économie ». C’est un plaidoyer pour la suppression de cette taxe, afin de faciliter l’accès au crédit et d’améliorer les conditions de vie de la population.

La fin d’une discrimination fiscale ? L’économiste Kanyonga préconise la suppression de la TVA sur les intérêts bancaires pour les particuliers
KINSHASA – Le coût du crédit en RDC est de nouveau au cœur du débat, et cette fois, c’est l’économiste et analyste financier Kanyonga Kabeya qui pointe du doigt une pratique fiscale déséquilibrée. En réponse à la question « Une discrimination contre les pauvres ? », il a souligné que le gouvernement, en critiquant le coût des prêts, omet « sa propre part de responsabilité ».
Selon lui, la TVA de 16 % sur les intérêts bancaires, qui alourdit le coût d’un prêt immobilier ou d’un crédit automobile pour les particuliers, est une charge que les grandes entreprises ne supportent pas. « Il faut savoir que la TVA sur les intérêts bancaires concerne uniquement les particuliers (…)« , a-t-il affirmé, ajoutant que « les grandes entreprises ne s’acquittent pas de la TVA sur les intérêts bancaires, bien qu’elles bénéficient du droit à déduction ».
Pour corriger ce déséquilibre et alléger le fardeau des citoyens, Kanyonga Kabaye a émis une recommandation forte. « Je préconise la suppression de cette pratique afin de diminuer le coût des crédits pour les particuliers et de faciliter l’accès au crédit, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie de la population« , a-t-ilrecommandé, tout en a concluant par un appel à l’action percutant. « Soutenons cette mesure pour le bien-être du peuple congolais et la prospérité de notre économie« , rappelant que la baisse du coût des crédits stimulerait la demande, un principe fondamental de l’économie.

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