Daniel Bumba érige un autel aux promesses alors que Kinshasa sombre dans l’abîme d’une insalubrité devenue institutionnelle. Le mirage « Kinshasa Ezo Bonga » déploie ses engins tel un décor de théâtre, dissimulant mal le gouffre de 10,9 milliards USD (2024-2028) et l’inertie d’une bureaucratie aux pieds d’argile.
La capitale s’offre une chorégraphie d’acier avec la société Averda, mais cette parade d’engins ressemble à un pansement sur une gangrène. Tandis que le gouverneur inspecte ses troupes mécaniques ce mercredi, l’ombre d’une débâcle financière plane sur la ville. 10,9 milliards USD pour un espoir que les Kinois voient déjà s’évaporer dans les méandres des lenteurs administratives.
L’exécution du programme, ankylosée malgré des « études techniques » tardives, révèle une adhésion de façade. Derrière les louanges à la vision présidentielle se cache le risque putride de détournements et d’une gestion opaque. Kinshasa ne se nettoie pas, elle s’endette pour nourrir une machine structurellement grippée, où la mobilité urbaine et la salubrité restent les otages d’un système qui préfère le symbole à la survie.

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